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Introduction évangile de Marc |
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 | Avec l’Avent commence la nouvelle année liturgique durant laquelle sera lu l’Evangile de St Marc. Cette lecture rattache l’Evangile à la liturgie, mais pour le saisir pleinement, il importe aussi de le lire en entier, pour au moins trois raisons. Un tiers de Marc n’est jamais lu aux messes. Lire ce qui entoure une péricope lui apporte souvent un éclairage essentiel. Une lecture continue fait découvrir le ‘fil rouge’ du récit et donne sens à l’ensemble. | | la version longue de cet article |
| | | Le thème central de cet Evangile est la question ‘Qui est Jésus ?’, qui sera progressivement résolue. Elle travaille jusqu’aux disciples : ‘Qui donc est-il, pour que même le vent et la mer lui obéissent ?’ (Mc 4,41). La vie publique de Jésus de Nazareth est enchâssé entre deux déchirures : celle des cieux à Son baptême et celle du voile du temple à Sa mort. | 
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La première laisse passer la voix du ciel qui le déclare Fils bien aimé (Mc 1,11) ; la seconde signifie que le lieu de rencontre avec Dieu s’est déplacé du Saint des Saints jusqu’au pied de la Croix. Là, un centurion (païen et romain !), témoin bouleversé de la mort de Jésus, s’exclame ‘Vraiment, cet homme était Fils de Dieu.’(Mc 15,39). Entre ces deux déchirures, deux parties presque égales se rejoignent à la confession de Pierre (Mc 8, 27-30). Celle-ci est aboutissement du ministère galiléen de Jésus (Mc 1,14-8,26), où Il annonce le Royaume. Elle est aussi point de départ de la marche vers la Croix (Mc 8,31-15,41), qui donne le véritable sens à Son messianisme. La péricope juste avant ce passage raconte la guérison d’un aveugle (Mc 8,22-26), en deux temps, ce qui fait penser à la conversion de Pierre. L’emplacement de ce petit récit (qui ne figure pas au lectionnaire) n’est pas anodin. Pierre, l’ayant vu à l’œuvre, est convaincu que Jésus est le Messie, mais un Messie triomphant. Il lui faudra la longue route du Golgotha pour comprendre que Messie, Il l’est à la manière du Serviteur souffrant. La péricope qui suit la confession de Pierre contient la première annonce de la passion et de la résurrection (Mc 8,31-33) et c’est désormais vers cela que va tendre l’Evangile. Ici, Pierre ne supporte pas que son Messie souffre et s’attire le cinglant ‘Vade retro Satanas’. Sa confession de Jésus Messie était bien prématurée et sa conversion incomplète - il doit dès lors la taire. Les exemples de telles constructions porteuses de sens spirituel sont multiples. A chacun de les découvrir… Marc arrête son récit (car Mc 16,9-20 est une addition) sur les femmes qui s’enfuient du tombeau, où un jeune homme vêtu de blanc leur a dit : ‘Il vous précède en Galilée ; c’est là que vous le verrez, comme il vous l’a dit’ (Mc 16,7). Retourner en Galilée, c’est revisiter les gestes et paroles de Jésus à la lumière d’un itinéraire spirituel accompli, afin de saisir Sa nature véritable. Par le jeune homme, c’est à nous aujourd’hui que Marc adresse cette invitation. Ainsi se perpétue la Foi en Christ sauveur : Pâques nous rend capables de revisiter notre vie et d’y découvrir Jésus, marchant à nos côtés. Thomas Chattaway
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Dernière mise à jour : ( 11-11-2005 )
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